Médicaments
Les traitements médicamenteux de la crise d’algie vasculaire de la face recommandés à l’internationale et en France sont :
– l’oxygène à haut débit, 15L/min idéalement, avec un masque adapté
– le sumatriptan sous forme injectable ou à défaut en spray nasal (le comprimé n’agira pas assez vite)
Parfois, des malades trouvent un soulagement en utilisant un autre triptan (le zolmitriptan fait partie des principaux choisis, en raison de la forme orodispersible commercialisée en France et d’essais cliniques incluant cette molécule, parfois avec succès, dans l’AVF).

Oxygène
L’oxygène est le traitement de première intention en raison de son bénéfice prouvé et des effets indésirables peu nombreux (mais pas inexistants !).
Toutefois, de nombreux malades pensent ne pas y répondre favorablement. Ceci est généralement lié à un matériel inadapté et/ou à sa mauvaise utilisation du fait de l’absence d’éducation thérapeutique.
L’oxygénothérapie dans l’AVF ne peut pas se résumer à respirer dans le masque.
Pour en savoir plus sur l’oxygène pour l’AVF, cliquez ici !
Triptan
Le sumatriptan injectable existe en France sous son nom de commercialisation (princeps) IMIJECT ou bien sous forme générique (laboratoire SUN). Il est remboursé uniquement dans sa présentation à 6mg (0,5ml), mais il existe en 3mg si votre budget le permet. Il doit être prescrit sur ordonnance de produit d’exception (encore en 2025). Votre généraliste a le droit de le prescrire en respectant cette règle. La dose maximale recommandée est de 12mg par jour (soit deux injections de 6mg), ceci est à discuter selon votre dossier médical (antécédents, forme d’AVF, réponse à l’oxygène…) et votre tolérance, avec votre médecin.
Pour en savoir plus sur le Sumatriptan dans l’AVF, cliquez ici !

Le sumatriptan est un triptan ancien, il est parfois mal toléré. Il reste le seul, en France, commercialisé sous forme à action rapide (injection sous cutanée) et le seul qui ait réellement fait ses preuves, donc il reste la référence. Dans l’AVF, il faut souvent choisir entre des effets indésirables pénibles voire invalidants, ou une douleur insupportable…
Si vous utilisez le spray nasal (IMIGRANE, non génériqué), cherchez également un tutoriel pour bien l’utiliser car la perte sera déjà plus grande et vous risquez une inefficacité si vous vous y prenez mal. Pensez que pendant une crise, selon le moment d’intervention, on n’a pas toujours nos capacités motrices au top.
ATTENTION. Idée reçue. Le comprimé de sumatriptan à 50mg, le spray nasal à 20mg, la seringue pré remplie à 6mg, sont totalement équivalents en terme de dose reçue par votre corps. Ce qui explique la différence de dosage de la molécule, c’est simplement sa voie d’administration. Ainsi, la dose maximale conseillée sera de deux doses par 24 heures, que vous preniez en comprimé, en spray nasal ou en seringue. (Cette dose maximale dépendra toujours de votre discussion avec votre médecin.)
Aides non médicamenteuses
Sur prescription médicale, vous pouvez tester un TENS et son programme pour les céphalées. (L’efficacité ou non ne prédit pas celle d’une éventuelle implantation de neurostimulateur occipital, sur les formes réfractaires d’AVF chroniques sévères).
Vous trouverez avant ou après diagnostic des choses qui vous aideront à supporter les crises, à défaut de les traiter. Elles se sur-ajoutent aux traitements quand vous les avez enfin ! L’application de froid ou de chaud (localement ou sous une douche), la pression de la tempe, sont les méthodes non médicamenteuses les plus utilisées.
Si vous n’avez pas de contre indication, voici d’autres méthodes fréquemment utilisées : huile essentielle de menthe poivrée, boissons énergisantes (dont le café), hyperventilation en-dehors de l’oxygénothérapie médicale, activité physique intense.

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