On a longtemps refusé de diagnostiquer les femmes parce qu’on a ignoré leur douleur. Le rattrapage actuel montre finalement que l’AVF chez les femmes : (source 1) (source 2) (source 3) (source 4):

- est plus souvent chronique que chez les hommes (deux fois plus)
- est plus souvent réfractaire
- a des périodes de crises plus longues quand elles sont épisodiques
- est à dominance plus souvent nocturne
- a potentiellement un lien, en terme de déclenchement et/ou d’aggravation, avec les événements hormonaux de la vie (ménopause, périménopause en tête)
- entraîne nécessairement plus souvent un recours au traitement de fond
- provoque donc un fardeau plus lourd
- se présente plus souvent en comorbidité de la migraine
Le sommeil perturbé a des répercussions sur l’intégralité de la vie. La charge des populations féminines comprenant généralement la famille toute entière, ce n’est pas négligeable dans l’indispensable prise en charge de la maladie.
L’étude venue compléter les données a confirmé le ratio 1:1 donc une prévalence qui n’a rien à voir avec ce qui est toujours diffusé en 2025-2026 en médecine en France (et doit absolument être corrigé, urgemment !), et a donc apporté un éclairage sur le caractère plus souvent réfractaire.
La chronicité de l’AVF est associée à un taux de handicap très important et surtout durable.
Sur les données relevées entre 2009 et 2022 dans la population norvégienne, les chercheurs s’inquiètent pour les jeunes femmes avec AVF.
Ils notent également que la migraine étant une comorbidité fréquente de l’AVF chez les femmes, elle exige de faire réfléchir à une meilleure stratégie de prise en charge afin d’éviter les céphalées par abus médicamenteux, dont les femmes seront nécessairement les premières victimes (au plan statistique).



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